top of page
Rechercher

Élections 2026 : le gouvernement consulte les groupements et partis politiques sur les défis du processus électoral

Photo du rédacteur: Pont Info
Pont Info
31 août
2 min de lecture


Le gouvernement haïtien a engagé une série de consultations avec des groupements et partis politiques agréés. Cette concertation vise à évaluer l'état d'avancement du processus électoral et de recueillir leurs préoccupations sur les différentes étapes du scrutin.


Les rencontres, tenues du 23 au 30 août 2026, ont réuni les représentants du Forum des neuf groupements politiques. Ce regroupement est composé notamment de Delivrans, Anfòs pou Sove Lonè, Debout Citoyen, Debout Patriote, GRAND, COPPOS-Haïti et Alliés, MYEL, Platfòm Rekonsilye et Sol Ayiti. Le gouvernement a également rencontré séparément les groupements Ayiti Transfòme, LAPEH et Alliés, KAPAB, GRÂCE pour Haïti, DEBLOKE, Solèy et VIKTWA, ainsi que les partis politiques agréés Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et Vision-Action-Réalisation (VAR).


Au cours de ces consultations, les acteurs politiques ont exprimé plusieurs préoccupations liées au déroulement du processus électoral. Ils ont notamment dénoncé le manque de transparence entourant l'inscription des électeurs, l'absence de campagnes de sensibilisation, les défaillances techniques du système d'inscription en ligne des 30 000 membres. Aussi observent-ils des présumées irrégularités ayant conduit au rejet de cartes valides de certains citoyens.


Les représentants des groupements et partis politiques ont également soulevé le déphasage entre certaines dispositions du décret électoral et l'application du calendrier électoral. Ils ont notamment évoqué les difficultés liées à l'article 153 du décret, particulièrement en ce qui concerne les délais impartis à la constitution des dossiers de candidature.


La neutralité et l'impartialité du gouvernement dans la conduite du processus électoral ont aussi été au cœur des discussions. Plusieurs participants ont insisté sur la nécessité de mettre en place un dispositif sécuritaire adéquat afin de garantir le bon déroulement des élections sur l'ensemble du territoire national.


À la suite de ces consultations, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a adressé une correspondance au Conseil électoral provisoire (CEP). Ensuite, il a rencontré les membres du CEP pour leur transmettre les préoccupations formulées et leur demander d'apporter des réponses appropriées aux problèmes soulevés par les acteurs politiques.


Le gouvernement affirme que les consultations se poursuivront avec les différentes forces politiques du pays. Il réitère son engagement en faveur d'élections transparentes, équitables, légales et inspirant la confiance du public.


Toutefois, au-delà des questions techniques et administratives, le défi majeur demeure celui de la sécurité. Alors que les groupes armés continuent de semer la terreur et d'étendre leur influence dans plusieurs régions du pays, nombreux sont ceux qui estiment que des élections véritablement libres, inclusives et crédibles ne pourront être organisées. Parce que le rétablissement préalable de l'autorité de l'État est fondamental pour l'organisation des scrutins.


Tant que les autorités ne parviendront pas à garantir un climat sécuritaire acceptable sur l'ensemble du territoire, les élections crédibles auxquelles aspirent le CEP et le gouvernement d'Alix Didier Fils-Aimé risquent de rester un objectif difficile à atteindre.


Par : Wendy Calixte

 
 
 

Commentaires


bottom of page