Conseil de sécurité de l’ONU : Raina Forbin proclame des progrès sécuritaires, pendant que l’insécurité ravage Haïti
- Pont Info
- 21 juil.
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New York, 20 juillet 2026 — Lors de la 10 198e séance du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la crise haïtienne, la ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, a affirmé que le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait enregistré des avancées notables en matière de sécurité, de gouvernance et de préparation des élections. Elle a insisté sur la nécessité de renouveler le mandat de la Force de répression des gangs (FRG) et a plaidé pour un déploiement complet de cette mission internationale.
La chancelière a présenté trois étapes du processus électoral, dont deux seraient déjà achevées, et a évoqué des mesures visant à renforcer la sécurité et à consolider l’État de droit par des réformes judiciaires. Ces déclarations ont été saluées par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Carlos G. Ruiz Massieu, qui a mis en avant la révision du décret électoral, l’adoption du budget des élections et l’avancement de l’inscription des électeurs.
Cependant, ces “progrès” vantés devant le Conseil de sécurité de l’ONU contrastent fortement avec la réalité vécue par la population haïtienne. L’insécurité continue de s’aggraver, les gangs contrôlent de vastes zones sans intervention décisive des forces de l’ordre, et aucun chef de gang majeur n’a été neutralisé. Dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince et des communes environnantes, les familles fuient leurs maisons sous la menace des groupes armés.

La situation dramatique s’est encore illustrée récemment par un massacre à Kenscoff et Pétion-Ville, où plus de 60 personnes, dont 14 enfants, ont été tuées par des bandes armées. Ces violences démontrent que loin d’être maîtrisée, l’insécurité s’installe durablement et réduit à néant les discours officiels sur des avancées sécuritaires.
Les propos de Raina Forbin devant le Conseil de sécurité de l’ONU apparaissent comme un exercice de communication diplomatique déconnecté du quotidien des Haïtiens, où la loi des gangs supplante celle de l’État et où les “progrès” annoncés ne sont que des promesses sans effet face à une insécurité galopante.
Par : Wendy Calixte




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