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Le chargé d'affaires américain Henry Wooster trace une ligne rouge avant les élections en Haïti

  • Photo du rédacteur: Pont Info
    Pont Info
  • 18 juin
  • 2 min de lecture


À deux mois du scrutin, le chargé d’affaires américain en Haïti, Henry Wooster, a livré au Nouvelliste une mise au point qui résonne comme un avertissement. Le diplomate a déclaré qu’il ne serait « pas souhaitable » que des personnalités sanctionnées par Washington participent aux élections, tout en invitant les acteurs haïtiens à une « réflexion sérieuse » sur cette question.


Wooster a tenu à rappeler le principe de souveraineté nationale : « Les États-Unis ne doivent pas décider des candidats aux élections en Haïti », a-t-il insisté, soulignant que cette responsabilité incombe uniquement aux autorités locales et aux électeurs. Washington, dit-il, ne veut pas être accusé d’ingérence dans la composition des listes électorales.


Cependant, le diplomate a exprimé une position ferme : la présence de figures frappées par des sanctions américaines compromettrait la crédibilité du processus et minerait la confiance des citoyens ainsi que des partenaires internationaux.


Afin d’éviter toute confusion, Wooster a distingué les sanctions administratives imposées par les États-Unis des décisions judiciaires rendues par les institutions haïtiennes. « Deux systèmes juridiques distincts », a-t-il précisé, qui ne doivent pas être amalgamés dans le débat public. Cette clarification vise à répondre aux critiques accusant Washington de vouloir dicter la justice haïtienne.


Le contexte rend cette prise de position particulièrement sensible : plusieurs responsables politiques et hommes d’affaires haïtiens sont actuellement visés par le Trésor américain pour corruption, blanchiment ou liens présumés avec des gangs armés. Leur éventuelle candidature alimente les tensions.


Pour Wooster, la question mérite une réflexion nationale approfondie. Dans un pays où la transparence et la confiance dans les élections demeurent des enjeux cruciaux, le message américain se veut double : respect de la souveraineté, mais vigilance sur les profils jugés incompatibles avec un scrutin crédible aux yeux de Washington et des bailleurs internationaux.



Par : Wendy Calixte

 
 
 

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