Le Haut-Commissaire de l'ONU dresse un bilan noir de la violation des droits humains en Haïti devant le Conseil des droits de l’homme
- Pont Info
- 15 juin
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À Genève, lors de l’ouverture de la 62e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le Haut-Commissaire Volker Türk a dressé, lundi 15 juin 2025, un tableau sombre de la situation en Haïti. Devant les délégations réunies, il a dénoncé une insécurité grandissante qui plonge le pays dans une spirale de violence.
Selon les chiffres présentés, depuis le début de l’année 2026, plus de 2300 personnes ont été tuées, plus de 1100 blessées, et 99 cas d’enlèvements ont été recensés. Le responsable onusien a pointé du doigt la montée en puissance des groupes armés dans plusieurs régions, profitant de l’absence d’un système judiciaire efficace.
Volker Türk a insisté sur la nécessité de lutter contre l’impunité et de renforcer les institutions de l’État, afin que la loi puisse prévaloir et que l’ordre public soit rétabli. Il a également évoqué le déploiement progressif de la nouvelle Force internationale de répression des gangs (FRG), approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le cadre des efforts internationaux visant à soutenir les autorités haïtiennes dans la lutte contre les organisations criminelles.
En révélant l’ampleur des violences, Volker Türk ne se limite pas à des statistiques : il met en lumière une réalité qui ronge chaque quartier, chaque famille, chaque institution du pays. L’insécurité ne détruit pas seulement des vies, elle fragilise l’école, paralyse l’économie et mine la confiance des citoyens envers l’État. Pour le Haut-Commissaire, seule une justice forte et indépendante, capable de briser l’impunité et de contenir les gangs, peut ouvrir la voie à un retour à la stabilité.
Par : Wendy Calixte




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