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Gros-Morne endeuillée : une dizaine de morts dans un massacre attribué au gang "Kokorat San Ras"

Photo du rédacteur: Pont Info
Pont Info
29 sept.
2 min de lecture


Une nouvelle tragédie frappe le département de l'Artibonite dans la matinée du lundi 28 septembre. Plus de onze personnes ont été massacrées dans la commune de Gros-Morne par des membres du gang "Kokorat San Ras", selon un bilan provisoire communiqué par l'Agent exécutif intérimaire de la commune.


Cette attaque sanglante survient suite à une intervention menée par la Force de Répression des gangs (FRG) dans la quatrième section communale. Au cours des échanges de tirs ayant opposé les membres de la FRG aux hommes armés, trois présumés bandits auraient été mortellement blessés.


En représailles, les hommes du gang "Kokorat San Ras" ont lancé une expédition punitive contre des habitants sans défense. Les victimes provenaient principalement des localités de Dosny et de Grépin, situées dans la troisième section communale de Gros-Morne.


La situation a plongé plusieurs familles dans le deuil et provoqué un nouveau mouvement de panique. Cette terreur affecte la population déjà confrontée depuis plusieurs années à la violence des groupes armés qui étendent leur contrôle sur plusieurs zones de l'Artibonite. Des témoignages font état de scènes d'une extrême brutalité, tandis que de nombreux habitants ont fui leurs maisons par crainte de nouvelles attaques.


L'Agent exécutif intérimaire de Gros-Morne, Hubert Cénéac, a fait savoir que cette attaque meurtrière est survenue dans le cadre de représailles menées par les groupes armés à la suite d'une intervention de la FRG dans leur fief. Au cours de cette intervention trois de leurs membres auraient été mortellement blessés.


Selon le magistrat communal, peu après l'intervention de la FRG à Dosny, les bandits ont envahi la zone, semant la terreur parmi la population. Ils auraient exécuté plusieurs habitants et incendié des maisons appartenant à des riverains.


Une population abandonnée à la violence


Ce nouveau massacre vient allonger la liste déjà trop longue des atrocités commises contre des populations civiles à travers le pays. De Pont-Sondé à Liancourt, de Petite-Rivière de l'Artibonite à Gros-Morne, les groupes armés continuent de frapper des citoyens sans défense, souvent sans rencontrer une réponse étatique à la hauteur de la gravité de leurs crimes.


Alors que les gangs multiplient les massacres et imposent leur loi dans plusieurs régions du pays, les populations continuent d'être abandonnées à leur sort. À chaque nouvelle tragédie, le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé se contente bien souvent de publier des communiqués de condamnation et des promesses de circonstances, sans que les citoyens ne constatent de changements concrets sur le terrain. Pendant ce temps, les familles pleurent leurs proches et l'insécurité gagne du terrain. Une réalité qui nourrit la colère et l'incompréhension de nombreux Haïtiens, qui attendent désormais des actions fermes plutôt que de simples déclarations face à l'escalade de la violence.


Par : Wendy Calixte

 
 
 

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