Joseph Félix Badio et 17 Colombiens transférés vers les États-Unis dans le dossier Jovenel Moïse
Dernière mise à jour : il y a 2 heures

Le Gouvernement haïtien a procédé, ce dimanche 20 septembre, au transfert de 18 personnes impliquées dans le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse vers les États-Unis. Parmi elles figurent Joseph Félix Badio ainsi que 17 anciens militaires colombiens. Ces suspects devront désormais répondre des accusations portées contre eux devant les juridictions américaines.
Dans un communiqué publié par le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), les autorités précisent que cette décision s’inscrit dans le cadre des mécanismes d’extradition et de coopération judiciaire existant entre Haïti et les États-Unis. Le ministère indique avoir autorisé la remise des détenus à la demande des autorités américaines et sur instruction du Gouvernement haïtien.
Selon le MJSP, cette démarche vise à favoriser l’aboutissement des procédures judiciaires relatives à l’assassinat du chef de l’État, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Aussi permet-elle l’établissement des faits et l’identification des responsabilités dans le respect des garanties judiciaires.
Le Gouvernement souligne que deux procédures distinctes ont été engagées depuis l’ouverture de l’affaire : l’une en Haïti et l’autre aux États-Unis. Alors que l’enquête américaine a déjà conduit à plusieurs arrestations, poursuites et condamnations, la procédure haïtienne peine à progresser et n’a toujours pas débouché sur la tenue d’un procès.
Les autorités estiment par ailleurs que les informations et éléments de preuve susceptibles d’être recueillis dans le cadre de la coopération avec la justice américaine pourraient contribuer à approfondir les investigations en cours en Haïti. Plusieurs des personnes transférées font déjà l’objet d’inculpations ou de mandats émis par les juridictions américaines dans cette affaire.

Le ministère insiste sur le fait que cette décision respecte les intérêts et les prérogatives de la République d’Haïti et traduit la volonté des autorités de mobiliser tous les mécanismes de coopération disponibles afin de faire avancer le dossier.
Dans son communiqué, le Gouvernement réaffirme sa détermination à ce que justice soit rendue au président Jovenel Moïse, à sa famille et au peuple haïtien.

L’assassinat du président Jovenel Moïse demeure l’une des affaires criminelles les plus marquantes de l’histoire récente du pays. Plus de cinq ans après les faits, la manifestation de la vérité et la justice attendue par les proches de l’ancien président ainsi que par une grande partie de la population haïtienne restent au cœur des préoccupations.
Par : Wendy Calixte





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