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Près de 200 000 expulsions en 2026 : Haïti confrontée à un défi humanitaire majeur

Photo du rédacteur: Pont Info
Pont Info
29 août
2 min de lecture


Haïti fait face à une nouvelle pression humanitaire alors que près de 200 000 ressortissants haïtiens ont été contraints de retourner dans le pays depuis le début de l’année, selon les données présentées par les Nations unies. Ce chiffre, supérieur à celui enregistré au cours de la même période en 2025, soulève de vives inquiétudes au sein des organisations humanitaires.


Ces retours forcés interviennent dans un contexte marqué par une profonde crise sécuritaire, économique et sociale. Depuis plusieurs mois, les violences des groupes armés continuent de bouleverser la vie quotidienne de millions d’Haïtiens. Un climat d'insécurité généralisée s'installe dans plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans d’autres départements du pays. La population est piégée par l'expansion des gangs, les affrontements armés et les attaques contre les populations civiles.


La dégradation de la situation sécuritaire a également entraîné une importante vague de déplacements internes. Près de 1,5 million de personnes ont été contraintes d’abandonner leur domicile pour fuir les violences. Elles prennent refuge dans des zones plus sûres ou dans des sites d’hébergement improvisés.


À cette crise s’ajoutent la vie chère, l’insécurité alimentaire, le chômage, la baisse des activités économiques ainsi que les difficultés d’accès aux services essentiels. Dans plusieurs régions, de nombreuses familles peinent à se procurer de la nourriture, à accéder aux soins de santé ou encore à assurer la scolarisation de leurs enfants.


Pour les agences des Nations unies, l’arrivée continue de milliers de personnes expulsées risque d’exercer une pression supplémentaire sur des communautés déjà fragilisées. Beaucoup de ces rapatriés retournent dans un pays où les opportunités économiques sont limitées et où les mécanismes d’assistance sont déjà fortement sollicités.


Les données recueillies par les organismes internationaux montrent que la République dominicaine représente la plus grande part des expulsions enregistrées depuis le début de l’année, loin devant les autres pays de la région.


Face à cette situation, les Nations unies appellent à une attention accrue de la communauté internationale. Elles estiment que la multiplication des déportations vers Haïti pourrait compliquer davantage la réponse à une crise déjà alimentée par l’insécurité, les déplacements forcés, la pauvreté et les besoins humanitaires croissants de la population.


Par : Wendy Calixte

 
 
 

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