Trois hauts fonctionnaires kidnappés en moins de deux mois : l’État paralysé
- Pont Info
- il y a 21 heures
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Aramis Alminor, chef du service de comptabilité du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), a été enlevé il y a environ deux semaines sur la route de Delmas, une zone devenue l’épicentre des enlèvements dans la capitale. Selon plusieurs sources fiables, ce haut fonctionnaire se trouve toujours entre les mains de ses ravisseurs.
Son cas vient s’ajouter à une série d’enlèvements visant des cadres de l’État : le professeur James Boyard, directeur de cabinet du ministre de la Défense, Mario Andrésol, kidnappé sur la route de Bourdon, ainsi qu’Ecclésiaste Télémaque, directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, enlevé le vendredi 24 juillet 2026 à Delmas 31.
En moins de deux mois, Port-au-Prince et Delmas ont enregistré une recrudescence alarmante de kidnappings, touchant indistinctement citoyens ordinaires et hauts responsables publics. Cette vague d’insécurité illustre l’effondrement de l’autorité de l’État et l’incapacité du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé à mettre en œuvre des mesures sérieuses pour endiguer le phénomène.

La multiplication des enlèvements visant désormais les plus hauts fonctionnaires de l’État n’est pas un simple fait divers : c’est le signe d’un pouvoir totalement désarmé face aux gangs. Quand les ravisseurs peuvent enlever un directeur de cabinet ou un chef de service ministériel en plein cœur de Port-au-Prince, cela démontre que l’autorité publique n’existe que dans les discours officiels.
Par : Wendy Calixte




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